Main basse sur la Brière ?
A travers la capacité financière des collectivités locales et des intercommunalités, des intérêts extérieurs à la Brière s'efforcent d'exercer sur sa gestion un pouvoir croissant. La "région" des Pays de Loire se distingue particulièrement, en déléguant des crédits pour agir aux intercommunalités qui regroupent les communes briéronnes (et d'autres).
Devant cette offensive qui n'a rien de désintéressé, les Briérons et leurs représentants qualifiés sont de plus en plus nombreux à tirer la sonnette d'alarme, et à rappeler que la Brière n'est pas un territoire "régional" ou "intercommunal", mais la propriété indivise et personnelle de tous ses habitants et d'eux seuls, auxquels il appartient de prendre les décisions qui la concernent.
Ce statut avait été remis en évidence par les travaux d'une commission préfectorale instituée autour des années 1850. Après recherches, cette commission concluait que ce statut remontait à un édit du duc François II de Bretagne, pris en 1461 et qui reprenait lui-même "des usages immémoriaux". Les conclusions de cette commission avaient été rappelées au préfet de Loire-Atlantique au milieu des années 1980, à l'occasion de problèmes annonciateurs de ceux d'aujourd'hui. Elles restent valables aujourd'hui, et nul ne peut s'y soustraire sans violation du droit.
L'UDB reste attentive aux évolutions de ce dossier.
[La conception originale du drapeau ci-dessus est l'oeuvre de R.-Y. Creston, artiste nazairien co-fondateur des Seiz Breur. Elle été retravaillée informatiquement en 2000 par des employés du service dessin des Chantiers. Le drapeau est adopté par maints clubs de sport ou de pêche.]