Hôpitaux : haro sur les infirmières ?

Publié le par UDB Saint-Nazaire

Plusieurs accidents mortels survenus dans des hopitaux viennent de mettre en lumière la possible ou probable responsabilité d'infirmières.

Il ne nous appartient pas de juger au cas par cas, ni de faire l'impasse sur la douleur et le désarroi des familles touchées, voire leur demande de sanctions.

Mais alors que la ministre Bachelot s'emploie dans la presse à démentir le manque de moyens - notamment humains - dans lequel se débattent les hopitaux publics, et notamment ...les infirmières, écoutons l'une de celles-ci, Anne (ce n'est pas son vrai prénom), infirmière dans un grand hôpital du sud de la Bretagne (entre Redon et Clisson...) :

"J'ai passé le Jour de l'An au lit, en laissant mes deux jeunes enfants à mon mari, qui répondait aux invitations de la famille. Je venais de passer cinq nuits consécutives de garde. Cinq nuits de 9 h du soir à 7 heures du matin, quand la norme est de trois. Et dans la journée, vacances scolaires obligent, j'étais aussi de garde chez moi. Mon mari aussi travaille..."

Elle n'a aucune erreur à se reprocher, mais elle n'en pense pas moins, et les projecteurs braqués sur les seules défaillances d'infirmières lui font mal, comme les déclarations officielles qui enfoncent le clou en niant l'évidence du manque de moyens.

Ne l'oublions pas dans nos luttes, ni elle, ni ses collègues. 


Illustration : fichier Clipart. 

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