Sénat, Académie et langues : la grande peur des nationalistes français

Publié le par UDB Saint-Nazaire

 Assemblée la plus mal élue de France, symbole d'un pays momifié dans son XIXème siècle, le Sénat a donc rejeté la mention des langues régionales dans la Constitution, suivant en cela l'avis de la Réac'Adémie française.

Nous ne prendrons pas la peine de citer tous les phares de la pensée française intervenus en séance. Jean-Luc Mélenchon et Michel Charasse ont joué leur habituelle partition nationaliste. Jean-Pierre Fourcade a donné sa version d'une argumentation dénuée de fondement scientifique mais souvent entendue : "Nos enfants parlent texto, il faut renforcer le français et ce n'est pas en faisant appel aux langues régionales.". 

La consultation du site de cet ancien ministre de Giscard nous apprend que la majorité sénatoriale avait accepté en commission le dispositif des députés ! Ce que le rapporteur confirme en séance. Comme les sénateurs réellement présents n'étaient que quelques dizaines (pour 324 votants !) on devine le travail de retape intervenu entre le vote en commission et le vote en séance, et la danse du "vote pour les absents". Grandiose assemblée, où les "contre", y compris Josselin de Rohan, ont été de loin les plus nombreux à s'exprimer.

(Lire le compte rendu analytique du Sénat) . [Attention, ce compte rendu est publié en plusieurs parties, séparées par des éléments sans rapport direct avec le débat  : cliquer plusieurs fois sur la flèche droite en fin de première partie].

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Publié dans Culture

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