La réunification devant le Comité des Droits de l'Homme de l'ONU

Publié le par UDB Saint-Nazaire

Le combat pour les droits culturels et linguistiques et pour la réunification de la Bretagne se mène aussi au niveau international. Juriste membre de l'Institut culturel et de Bretagne réunie, Jean-Piere LEVESQUE avait développé ce point lors de l'assemblée générale de Bretagne réunie le 12 janvier à Nantes (voir Courrier de l'Unité n°65).

Jean-Pierre LEVESQUE était précisément entendu le 28 avril à Genève par le Comité des Droits de l'Homme de l'ONU. On pourra lire
  ici prochainement le compte rendu synthétique, en français et en anglais, de son intervention (aujourd'hui, le lien ne "passe" pas).

Dans les coulisses de cette audition, les délégués de plusieurs ONG françaises, indiennes, boliviennes ont été témoins d'un incident amusant et révélateur.

L'ambassadeur de France auprès de l'ONU, qui se trouvait dans les parages, est venu saluer les délégués et, tout sourire, s'est enquis de leur mission. Chacun(e) s'est présenté(e), et, son tour venu, Jean-Pierre LEVESQUE a annoncé "Jean-Pierre LEVESQUE, Bretagne réunie". Et les témoins médusés ont vu l'ambassadeur reculer brusquement d'un pas et rester quelques secondes comme interdit1 !

A l'allure où se développe dans différentes instances internationales l'incompréhension de la politique de la France à l'égard de ses minorités, il faudra que M. l'Ambassadeur apprenne à contrôler ses nerfs.


(1) L'auteur a failli écrire "auxiétisé", mais s'est retenu.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
"A l'allure où se développe dans différentes instances internationales<br /> l'incompréhension de la politique de la France à l'égard de ses<br /> minorités"La seule incompréhension que je note c'est vis à vis des minorités immigrées. Rien concernant les autres. Les indépendantistes corses et basques sont catalogués terroristes (il est vrai qu'aujourd'hui l'action violente de certains groupes ne fait que desservir leur cause). Les autres sont innexistants d'autant plus que la Bretagne n'est pas une entitée culturelle homogène (la langue bretonne n'y fut jamais parlée dans l'est et le gallo est une invention contemporaine pour essayer de faire croire que c'est différent de l'angevin, et que le français y a été naturellement utilisé bien avant qu'il soit officiellement instauré pour l'ensemble du royaume).
Répondre
U
<br /> <br /> Nous ne comprenons pas trop.<br /> <br /> Les militants qui ont défendu ou défendent, à Bruxelles ou à Genève, les dossiers de la langue bretonne ou de la réunification, soulignent tous l'incompréhension croissante que nous avons<br /> évoquée. Que celle-ci ne se traduise pas dans les textes officiels est une autre histoire : le poids des Etats dans ces structures et leur "savoir vivre entre eux" pèse lourd.<br /> <br /> Les nouveaux membres de l'UE en particulier, desquels on a exigé des progrès dans le respect des minorités, ne comprennent pas qu'un pays fondateur comme la France se distingue par sa fermeture<br /> sur le sujet.<br /> <br /> Quant au gallo, l'appellation ne change rien au fond des choses : c'est une langue romane dont les contours ne suivent pas forcément des limites administratives ou politiques postérieures à<br /> la présence romaine. Ces langues aussi, comme le breton et le français, ont évolué au cours des siècles, et le mot France n'étant apparu qu'autour du XIIème siècle, et le français n'étant<br /> majoritaire en France que depuis le milieu du XIXème siècle, parler ou ne pas parler gallo ou angevin ne démontre rien du tout sur la francité. Mais nous n'avons peut-être pas bien saisi le<br /> sens de votre propos.<br /> <br /> <br /> <br />