Histoire résumée des effets du communautarisme jacobin...
Désireuse de prendre en compte l'attachement des Nantais à la Bretagne et à la langue bretonne, la municipalité Ayrault a décidé de placer des panneaux d'agglomération en breton aux entrées de la ville, sur le même support que les panneaux en français. Un premier pas - important à l'époque - avait été fait par la municipalité Chenard en 1977, mais il s'agissait de panneaux d'accueil.
Là, c'était un geste plus fort, et compris comme tel. On pouvait certes reprocher au pannonceau en breton une certaine différence par rapport au panneau en français (couleur, taille, graphie...). Mais, on peut en juger ci-contre, ce n'est pas très loin de ce qu'on peut voir en Irlande, où les Jacobins ne tiennent pas le haut du pavé...
Eh bien, ça n'a pas raté, quelques anti-communautaristes primaires (lire minoritophobes ou plus simplement antibretons) ont aussitôt barbouillé de blanc les panneaux en breton, puis les ont rebarbouillés et re-rebarbouillés après leur nettoyage par la Ville !
Alors forcément, la réaction n'a pas tardé : ces derniers jours, ce sont les panneaux en français qui ont été barbouillés de noir (photo : le 21 février à l'entrée de Nantes par la route de Vannes).
Un État qui élève la discrimination linguistique au rang de règle constitutionnelle peut-il s'étonner de voir éclore en retour des phénomènes de rejet ? Il se trouvera pourtant bien encore quelque officine nationaliste française pour attribuer ces réactions à des inspirations crypto-nazies. Que ces nazes aillent donc en parler à Jörg Haider, en Carynthie (voir article un peu plus loin).
A Nantes, la chronologie est parfaitement claire.