Municipales de Pornichet : la Bretagne contre le mépris ?
Maire sortant de Pornichet, Jacques Lambert est à la tête d'une liste de gauche qui a donné à ses débuts des exemples d'attachement à l'identité bretonne de la commune, comme - par exemple - la présence d'un gwenn ha du à l'extrémité est de la plage dite de La Baule (qui borde en fait trois communes, la troisième étant Le Pouliguen). L'UDB a logiquement souhaité rejoindre son équipe pour l'avenir, et notre responsable fédéral, Michel FRANÇOIS, a rencontré à cet effet, pendant près d'une heure et demie, le directeur de campagne du maire, en proposant un candidat.
Dix semaines après, malgré plusieurs relances, aucune nouvelle et finalement, bien sûr, publication d'une liste n'incluant pas le candidat proposé par l'UDB. Les divergences sont respectables, mais un minimum de correction aurait voulu qu'un refus, même mal argumenté, fût adressé à la fédération, comme cela a été le cas à Rezé. Eh bien non, pas à Pornichet. Et pour l'UDB, l'incorrection a dans ce cas de figure une dimension politique.
Dans le même temps, une liste d'opposition conduite par une candidate du Modem (ancienne adhérente du PS et des Verts...), Patricia Gallerneau, publie sur son site une véritable déclaration d'amour à la Bretagne, dont Pornichet fait pour elle évidemment partie. On peut lire cette déclaration sur son site.
C'est peu dire que cette déclaration fait parler ! Nombre d'électeurs - pas seulement UDB - qui avaient apprécié les gestes "bretons" initiaux de Jacques Lambert, se demandent désormais si de ce point de vue la gauche n'est pas ailleurs...
Sans grande illusion sur l'engagement social durable d'un centre dont la fiabilité a beaucoup souffert de ralliements massifs à Sarkozy, l'UDB s'en voudrait de ne pas regretter publiquement et clairement, une fois de plus, la distance que la gauche hexagonale laisse s'établir entre ses affinités jacobines et les aspirations - pardon, les droits - de notre peuple.
A Pornichet, le dernier mot appartiendra aux électeurs...